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Portrait de Christel Pequeux

Mise à l'honneur des nouveaux chargés de cours 2024



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©️ B.Bouckaert

Chargée de cours dans le domaine de la Biologie et biochimie cellulaires

Pourriez-vous décrire brièvement votre parcours, évoquer vos sujets de recherche et votre conception de l’enseignement universitaire ?

Même si ma première passion est la danse, j’ai toujours été intriguée par ce qui se passait au niveau moléculaire. C’est sans doute cela qui m’a poussé à étudier la Chimie à l’ULiège, alors que je rêvais de devenir astronaute. Engagée dans cette voie, le domaine biomédical m’a très vite attirée, et j’ai toujours cherché à mettre mes compétences de chimiste au service de ce domaine particulier. J’ai donc défendu une thèse de doctorat sous la supervision du Prof. Legros, endocrinologue, en collaboration avec le Prof. North de la Dartmouth Medical School (NH, USA). J’ai ensuite rejoint le laboratoire des Professeurs Foidart, Noël et Cataldo (ULiege) où j’ai étudié différents aspects cellulaires et moléculaires du microenvironnement tumoral.

C’est au cours d’un séjour post-doctoral à l’INSERM de Toulouse chez les Professeurs Arnal et Lenfant que j’ai découvert le monde complexe des œstrogènes et de leurs récepteurs, des molécules qui contrôlent la vie des femmes. J’ai continué à développer cette thématique depuis mon retour à l’ULiège tout d’abord en tant que 1er assistante en Biochimie et Physiologie au Département des Sciences Biomédicales et Précliniques et en tant que PI à l’Institut de recherche GIGA.

Au cours de ces dernières années, mes travaux de recherche ont générés des données fondamentales et translationnelles permettant de mieux comprendre ou d’anticiper les effets de candidats potentiels pour le développement de traitements de la ménopause (MHT) présentant un ratio bénéfice/risque optimisé. En effet, si les traitements de la ménopause améliorent efficacement la qualité de vie des femmes ménopausées, ils restent associés à une augmentation de certains risques, comme celui de développer un cancer du sein. Même si ce risque peut être faible, il reste préoccupant. Dans ce contexte, je supervise des travaux visant à caractériser l’impact de divers MHT sur des tissus tels que le cancer du sein, la glande mammaire ou l’utérus, cherchant à déterminer leurs mécanismes d’action. Ceci afin de contribuer à pouvoir offrir aux femmes des traitements efficaces aux risques réduits.

En tant que nouvelle Chargée de cours en 2024, ma conception de l’enseignement universitaire doit nécessairement s’adapter à la révolution technologique qu’est l’intelligence artificielle. L’accès à la connaissance ayant dépassé nos amphithéâtres, notre rôle n’est plus tant celui de source de savoir, mais celui de guide. Quel que soit le domaine, il me semble indispensable de guider nos étudiants dans le développement de leur esprit critique face aux données et aux sources, de les inciter à réfléchir à partir de ces données, de les former à trier et exploiter la masse d’information à laquelle ils ont accès. Ils ne pourront le faire efficacement sans un socle de connaissance solide que je m’efforcerai de mettre en valeur.

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Christel Pequeux

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