Défense de thèse de Graziella BEZZAN
Sciences médicales
Infos
Le mardi 16 juin 2026, Madame Graziella BEZZAN, titulaire d'un Diplôme de docteur en médecine, chirurgie et accouchements et d'un Certificat de formation à la recherche en sciences médicales présentera l'examen en vue de l'obtention du grade de Doctorat en sciences médicales sous la direction de Monsieur Vincent SEUTIN et de Madame Miri KEREN (Université de Tel Aviv)
Cette épreuve consistera en la défense publique d'une thèse intitulée : "Dépression post-partum maternelle et synchronie mère-bébé : approche dimensionnelle de la sévérité et rôle des pertes précoces de grossesse".
Le jury sera composé de :
Bernard ROGISTER (Président), Maria Elena BRIANDA (Secrétaire), Antoine GUEDENEY (Univ. Paris Cité), Miri KEREN, Vincent SEUTIN, Jean STEYAERT (KUL).
Résumé de la thèse
Cette thèse examine l’effet de la sévérité de la dépression postnatale maternelle et des pertes précoces de grossesse (PPG) sur la synchronie dyadique mère–bébé, au sein d’un échantillon de 96 dyades. La sévérité de la dépression est évaluée par le Structured Clinical Interview for DSM-5 (SCID-5). Les pertes précoces de grossesse sont documentées comme indicateur d’histoire périnatale. La synchronie dyadique est mesurée à l’aide du Child–Adult Relationship Experimental Index (CARE-Index), basé sur l’observation des interactions filmées. Les analyses contrôlent des facteurs contextuels, notamment les Adverse Childhood Experiences (ACE), le support social et l’alliance familiale.
Les résultats montrent un effet de sévérité–réponse : en l’absence de pertes précoces de grossesse, la probabilité de faible synchronie passe de 28,5 % chez les mères non dépressives à 55 % en cas de dépression légère, 58,5 % en cas de dépression modérée et 75 % en cas de dépression sévère. Un seuil d’altération apparaît dès les formes légères, soulignant l’importance de symptômes discrets.
Les pertes précoces de grossesse constituent un prédicteur indépendant et robuste de faible synchronie, y compris sans dépression. L’ensemble suggère deux registres de vulnérabilités : celles liées à la sévérité dépressive actuelle et celles ancrées dans l’histoire périnatale.
