Défense de thèse de Christophe BARREA
Sciences médicales
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Le vendredi 19 juin 2026, Monsieur Christophe BARREA, titulaire d'un Diplôme de médecin et d'un Certificat de formation à la recherche en sciences médicales, présentera l'examen en vue de l'obtention du grade de Doctorat en sciences médicales sous la direction de Madame Anne-Simone PARENT et de Madame Laurence ROUSSELLE.
Cette épreuve consistera en la défense publique d'une thèse intitulée : "Impact d’une exposition prénatale à une mixture de perturbateurs endocriniens sur le développement cognitif et psychomoteur d’enfants d’âge préscolaire".
Le jury sera composé de :
Corinne CHARLIER (Présidente), Marie-Christine LEBRETHON (Secrétaire), Robert Barouki (Univ. Paris Descartes), Christelle MAILLARD, Marie-Cécile NASSOGNE (UCLouvain), Anne-Simone PARENT, Claire PHILIPPAT (Univ. Grenoble), Laurence ROUSSELLE, Marie-Christine SEGHAYE, Laurent SERVAIS.
Résumé de la thèse
La prévalence croissante des troubles neurodéveloppementaux (TND) est de plus en plus attribuée à des expositions environnementales précoces, notamment aux perturbateurs endocriniens (PEs), susceptibles d’interférer avec le développement cérébral. Cependant, les données restent hétérogènes, et les effets combinés des substances ainsi que les différences selon le sexe sont rarement étudiés, bien qu’ils constituent des déterminants potentiels de vulnérabilité.
Cette thèse analyse l’association entre l’exposition prénatale à un mélange de PEs et le développement cognitif et psychomoteur d’enfants préscolaires. Une cohorte prospective de 214 enfants a été constituée à Liège, avec mesure de composés organochlorés, PCBs et PFAS dans le sang de cordon. À six ans, les enfants ont bénéficié d’une évaluation neuropsychologique multidimensionnelle. Les analyses utilisent des méthodes adaptées à l’étude des mélanges, en intégrant covariables et interactions avec le sexe.
Les résultats révèlent des associations négatives entre exposition et performances, plus étendues chez les garçons (cognition, attention, motricité, mémoire) que chez les filles (mémoire à long terme, langage). Ces profils différenciés suggèrent des mécanismes neurodéveloppementaux spécifiques, et soulignent la nécessité d’intégrer l’étude des expositions cumulées dans les évaluations de risque et les politiques de prévention.
